L'entrée du Vieux-Port de Marseille vu depuis le jardin du Pharo le 1° mai 2014
Affichage des articles dont le libellé est avocat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est avocat. Afficher tous les articles

lundi 31 mars 2014

BLOGOSPHERE DES AVOCATS : Faites plaisir à Bernard K....!


Libre à lui d'écrire un billet sur la nouvelle blogosphère et ainsi essuyer les platres....

J'ai voulu lui faire plaisir et publier un commentaire au pied de son billet.

Mais voilà : le module "Commentaires" ne fonctionne pas !!!

En voilà un beau bébé blogosphère qui est né semble-t-il avant le terme et qui est encore en couveuse...

Non merci... 

Je n'ai pas l'intention de faire le betâ-testeur du CNB ! 

J'ai déjà donné avec le boitier NAVISTA...

mardi 15 mars 2011

UNCA : Pour ceux qui veulent en savoir plus....

 
 
Le 11 mars 2011, l'Union Nationale des CARPA changeait de Président.

Le Président CAILLE succédait au Président VATIER.

Ce fut l'occasion pour le Président VATIER de faire le point sur le travail accompli et pour le Président CAILLE de tracer les contours de son action future.

C'est le changement dans la continuité : une action au bénéfice des Ordres auxquels les Avocats de base sont si atttachés.

En présence du Bâtonnier de Paris, Jean CASTELAIN, et du Président WICKERS (apparemment souffrant).

J'avoue que j'ai été très attentif aux aspects informatiques des deux discours que je vous invite à lire ICI ( avec l'aimable collaboration du journal Les Annonces de la Seine qui a bien voulu les reproduire pour nous ).

Que ceux qui découvriraient cette institution professionnelle - le "poumon" financier et informatique de notre Profession -  se plongent immédiatement dans une lecture aussi instructive que rapide.

Ils en tireront les plus grands bénéfices.

En un mot : l'UNCA entend prendre toute sa place pour aider la Profession d'Avocat à surmonter les défis techniques de la révolution informatique que constituent pour les Avocats la dématérialisation des échanges et, plus généralement, la communication électronique avec les juridictions.

Télécharger les discours

lundi 9 août 2010

RPVA : L'ordonnance de référé du 9 Août 2010

 
Enfin, voici l'ordonnance tant attendue.... 

Au motif qu'il convenait d'étendre "en l'espèce" l'article 47 du Code de Procédure Civile "à l'Ordre des Avocats du ressort de la juridiction saisie", le Président du Trbunal de Marseille se déclare incompétent au profit du Président du Trbunal de Grande instance d'Aix-en-Provence auquel le Greffe envoit directement le dossier.

Certes, cette ordonnance ne répond pas à la détresse des 500 Avocats marseillais qui, étant abonnés à la communication électronique, sont supposés recevoir tous les courriels adressés par le Trbunal (Juges de la Mise en Etat et Greffiers ) ainsi que toutes les décisions sous forme dématérialisées, autant de documents qui ne leur parviennent pas depuis le 2 Avril 2010...! 

Situation ubuesque : le Greffier affirme que le document est bien parti et, de son coté, l'Avocat affirme qu'il n'a rien reçu. Chacun est dans le vrai !  Mais est-ce que celà peut durer...?

Les documents sont en fait stockés sur la plateforme "e-Barreau", à la disposition du CNB, qui ne semble pas s'émouvoir d'une situation qu'il a lui-même créée le 16 Novembre 2009 en signant avec le Barreau de Marseille le désormais célèbre "Communiqué Commun"...pour s'en dédire ensuite.

La rentrée judiciaire 2010-2011 commencera le Lundi 30 Août prochain : il ne peut pas être envisagé un seul instant que cette situation perdure car elle produit ses effets au plus grand détriment du Justiciable. Ce que le Conseil National des Barreaux parait avoir complètement négligé.

Lorsque le Barreau de Marseille se bat pour réduire les coûts de la communication électronique, pour ergonomiquement parlant la rendre plus accessible à l'ensemble des Avocats ( pas seulement à ceux qui ont un Master d'Informatique ), et pour éviter une disparité flagrante entre les Avocats de Paris et ceux de Province, c'est finalement pour protéger le Justiciable, lequel doit avoir le meilleur accès à la Justice de son pays.

Car enfin, tous les coûts inutiles de la communication électronique seront nécessairement répercutés dans la facture de l'Avocat, facture que le client trouve déjà trop lourde et qui ne peut pas, a fortiori, enfler comme une baudruche au prétexte que l'Etat veut faire des économies sur le fonctionnement du Service Public de la Justice.

Rappelons au passage que la communication électronique voulue par le Ministère de la Justice, afin de lui faire réaliser d'importantes économies de fonctionnement, est financée pour moitié par la Profession d'Avocat qui, à l'heure actuelle n'y trouve pas vraiment son compte.

Les Tribunaux profitent largement de cette communication dématérialisée, écrivent facilement des mails aux Avocats et leur adresse, tout aussi facilement, les décisions de justice sauf que la réciproque n'est pas (encore) vraie : essayez donc d'enrôler ( de placer, dit-on à Paris ) votre assignation par courrier électronique ! essayez également de déposer au Greffe, par mail, un cahier des conditions de vente !  Même plus simplement l'affiche d'une vente aux enchères constituée par une feuille A3  !

Il va donc falloir encore se battre pour faire triompher la raison la plus élementaire....

Mais, après tout, si la communication électronique doit devenir une "usine à gaz" pour l'Avocat et une facture supplémentaire à payer pour le Justiciable, il parait préférable de s'en passer et d'en revenir à la communication "tout papier". 

Quoi ?  Telle société commerciale pourrait priver un Avocat ou un Barreau tout entier de travailler normalement , qui plus est avec l'assentiment du Conseil National des Barreaux ?

Mes Chers Confères, je vous le dis : faites provision de ramettes de papier format A4.....


Cependant, cette ordonnance ne présente pas que des inconvénients : elle énonce un certain nombre de vérités qui seront bien utiles sous peu. Passons sur la jurisprudence nouvelle ainsi créée au regard de l'article 47 CPC.

Par exemple, en page 5 §2,  que le Barreau de Paris a pu "négocier" une connexion au serveur "e-Barreau" sans s'équiper des boitiers Navista.  C'est donc doublement possible puisque Paris le fait et Marseille peut le faire (cf : rapport HATTAB ).

Par exemple aussi que la solution nomade et mutualisée de Marseille est bien une solution "VPN", comme préconisé par l'Assemblée Générale du Conseil National des Barreaux de 2004 et comme Marseille le soutient depuis près d'un an maintenant, ainsi que celà ressort clairement du rapport HATTAB.

Enfin, l'ordonnance montre clairement la pauvreté de l'argumentation opposée par la Société NAVISTA...

Autant d'arguments qui seront utiles pour faire triompher la raison et l'intelligence, d'une manière..ou d'une autre !

Mais une chose est certaine : le Conseil National des Barreaux aurait le plus grand intérêt à trouver rapidement une solution globale...

Vite !  Très très vite !

Télécharger l'ordonnance ICI

dimanche 8 août 2010

Avec ORANGE et EDF, je suis vert !

 

Quand on déménage, il ne faut pas oublier de faire transférer ses lignes téléphoniques et demander son raccordement à EDF  : c'est mieux.

Pour ORANGE, c'était convenu pour le Lundi 9 Août.

Mais voilà que jeudi dernier, une opératrice de feu France Télécom  m'a laissé un message vocal,sur mon téléphone portable, pour m'informer que ce ne sera plus possible le 9,  seulement le 10.

Elle programmait donc proprio motu l'intervention pour le lendemain, mardi 10,  mais j'avais cependant la possibilité de repousser (?!) le rendez vous s'il ne me convenait pas....

Bon d'accord, ils sont surchargés car en sous-effectifs pendant l'été.

Mais voilà que je reçois, ce dimanche à 18h, un texto de la société ORANGE me précisant  que le technicien viendra le Mardi 10 entre 8h et 10h.  Un texto le dimanche ?      A 18h ?

Mais s'ils travaillent autant chez ORANGE, ne s'arrétant même pas le Dimanche,  pourquoi n'ont-ils pas pu venir Lundi comme prévu.... Hein ?

Quant à EDF, le rendez-vous de Vendredi est aussi passé à la trappe ! Personne n'est venu.

Pourquoi  ?  Je n'en sais rien ! 

Pas le moindre appel pour s'excuser, pas un texto. Pas même un coup de corne de brume : rien ! nada !

Savez vous que j'ai demandé à EDF de me raccorder depuis le....30 juillet :  15 jours pour mettre un fusible dans son emplacement.... !  C'est normal d'après vous ?

J'ai pourtant souscrit un contrat "professionnel"....

Lundi, ils vont m'entendre....  Tous !

Surtout à partir de 14h00.....

RPVA : Si j'étais Bâtonnier.....

  
.... je prendrai rendez vous avec Michèle Alliot Marie ( Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ) puis avec Nathalie Nathalie Kosciusko Morizet ( Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, auprès du Premier ministre )  pour leur expliquer, face à face, pourquoi les Avocats "de base" refusent le système préconisé par le Conseil National des Barreaux et Thierry WICKERS.



Après tout, le Ministère de la Justice n'est pas forcément informée de toutes les critiques techniques et la Secrétaire d'Etat au développement de l'Economie Numérique n'est peut-etre pas encore informée des difficultés.



On peut bien imaginer que le Garde des Sceaux, en signant le 16 Juin 2010 une nouvelle convention nationale avec le Conseil National des Barreaux, ait fait entièrement confiance à son interlocuteur - Avocat, et de la meilleure facture s'il vous plait puisque Président du CNB ! - en signant les yeux fermés un contrat qui transpire la nullité et la QPC par tous les paragraphes de son corps.



Mais pour en rester au seul plan technique, de la technique informatique et pas juridique, je leur dirai à toutes les deux :



Les Avocats de Marseille ne veulent pas avoir un fil à la patte pour faire de la communication électronique avec les Tribunaux de Grande Instance et ainsi être attachés à perpétuelle demeure à leur cabinet, pendant que les Avocats parisiens, eux, peuvent se connecter à la plateforme "e-barreau" depuis n'importe quel endroit du monde. Ils veulent être libres et non pas enchaînés.



Les Avocats de Marseille veulent être complètement "nomades" tout en bénéficiant d'une connexion sécurisée par VPN -la technique informatique le permet- et non pas en semi-liberté par le (faux) "télétravail" proposé. L'Avocat n'est pas une secrétaire qui travaille exclusivement depuis chez elle : c'est un professionnel libéral, moderne, qui circule beaucoup et peut avoir besoin de se connecter depuis n'importe quel ordinateur ( celui d'un hotel, d'un client, d'un ami, d'un cybercafé, depuis son ordinateur portable ou même depuis son Smartphone, Blackberry et autre i-Pad, et.c...). La Secrétaire d'Etat n'a-t-elle pas préconisé l'utilisation des tablettes Archos, made in France ?



Il ne s'agit pas d'un "nomadisme à la plage" (encore que ce devrait être possible !) mais d'un "nomadisme" imposé par les nouvelles relations professionnelles issues du développement de la technique informatique. C'est l'Avocat moderne d'aujourd'hui. C'est le client qui le demande.



Les Avocats de Marseille veulent payer le moins cher possible ( 1 € / mois ) en faisant jouer la concurrence complètement : ni 55 € /mois ni même 32 € /mois  ( Marseille c'est 1,29 € /mois pour environ 1000 Avocats connectés et le Barreau de Paris 0,30 € /mois pour les Avocats parisiens ).

L'Expert HATTAB dans son rappport du 9 juin 2010 explique que la solution du CNB est plus onéreuse de   "..plusieurs ordres de grandeur...."   aux solutions parisienne et marseillaise.

Rappelons que la solution marseillaise, astucieuse comme la qualifie l'Expert, peut selon lui être étendue à la France entière... C'est dire qu'elle est fiable et astucieuse !

Les Avocats de Marseille ne veulent pas être à la merci d'une Société commerciale - ici NAVISTA - qui tiendra à terme tous les Avocats de France sous sa coupe : comment fera-t-on pour s'en dégager si le besoin s'en faisait sentir ou si les prix devenaient encore plus excessifs ? Rien n'est prévu à ce jour et rien ne pourra l'être en pratique. Comment organiser un système où une structure technique, telle un hopital de campagne, serait prête à prendre le relai et suppléer l'éventuelle carence de la société NAVISTA AFIN QUE LES Avocats français ne soient pas interrompus dans leurs communications électroniques, pas même une seconde ?  Emplâtre sur une jambe de bois, non ?

Nous avons la chance d'avoir un Organisme technique National ( UNCA) qui non seulement a fait ses preuves en la matière mais se trouve hors du champ du commerce ... Saisissons cette chance...Vite. Avant que l'irréparable ne soit commis, je veux dire avant que NAVISTA ne referme le filet éconiomique sur les poissons trop confiants.

Les Avocats de Marseille ne veulent pas se voir imposer - a fortiori par la Chancellerie -  un système instaurant une double rupture d'égalité devant le Service Public de la Justice :  les Avocats parisiens et ceux de Province d'une part , les justiciables ayant un Avocat parisiens et les autres, pauvres hères, ayant un Avocat de province d'autre part.

Curieux Ministère de la Justice qui se contredit dans un seul et même contrat,  imposant le RPVA avec boitier NAVISTA pour tous, parce que ce serait le seul sécurisé  ...sauf pour les Parisiens au bénéficie de.... l'ancienneté.

La Chancellerie a-t-elle lu le rapport HATTAB du 9 juin 2010 lorsqu'elle a signé la convention datée du 16 juin 2010 ?    Un peu court  ce délai de..... mise en Etat !  Ceci expliquant peut-être celà. Et si c'est le cas, si c'était volontaire, l'ascenseur devrait rapidement redescendre : on peut même l'espérer car le procédé est bien singulier pour la loyauté des débâts. Imposer à des professionnels un système manifestement inadapté à leurs structures d'exercice n'est pas digne d'une réflexion de haut niveau.

Il y a manifestement un "bug" !

On peut d'ailleurs en tirer trois conséquences :

1.- La Chancellerie n'a pas lu le contrat et a fait entièrement confiance au Président du CNB, Avocat, qui ne peut ni ne saurait lui avoir proposé un contrat nul ou inefficace..... Mais celà semble plus que vraisemblable et conforme à la réalité... : c'est grave ! 

2.- Le CNB et la Chancellerie reconnaissent ensemble que l'on peut faire de la communication électronique avec les Tribunaux au travers du RPVA sans forcément avoir besoin d'un "boitier Navista".

Si ce n'était pas le cas, le sort particulier fait à Paris signifierait que la Chancellerie accepterait que les Avocats parisiens créent, chacun, une faille dans la sécurité de l'ensemble, ce qui n'est pas concevable un seul instant.

Et l'on se demande pourquoi le CNB et la Chancellerie acceptent ensemble de créer une scission aussi anticonstitutionnelle ...?  Peut-on imaginer que cette scandaleuse convention ait fait l'objet une contrepartie occulte ?

3.- Il y a une manifestement une volonté obstinée, têtue, entêtée, quasiment aveugle de vouloir imposer ( sans appel d'offres )  la société NAVISTA à la Profession d'Avocat et le boitier éponyme dans chaque cabinet de Province : Pourquoi ?   Ce boitier serait-il un espion invisible dont certain auraient besoin pour percer les mystères du secret professionnel, dont on dit qu'il doit être absolu ? Accéder ainsi à des informations confidentielles, à distance et en douce, sans témoin, mais dans quel but ? Renseignement d'ordre général ? Informations stratégiques ?  Espionnage industriel appliqué à la Profession ? Manipulations ?

Navista est une société minuscule, sans envergure financière, qui n'a de crédibilité que parce que quelques Notaires d'Ile de France l'ont choisie pour gérer leurs études et que l'Administration pénitentiaire l'utiliser pour surveiller les détenus de courtes peines équipés du bracelet électronique. A part celà, elle n'en a aucune....

La Société NAVISTA serait-elle imposée par le Ministère de la Justice ?  Pourquoi donc  ?  Si c'était le cas, pourquoi le Conseil National des Barreaux accepterait-il pareil diktat ? Quel serait son intéret ? Pourquoi un boitier -véritable ordinateur sans écran-  greffé au réseau du cabinet, allumé 24h / 24h et 7j / 7 ?  Qui éteint ses ordinateurs tous les soirs ?

Je rappelle que l'Expert HATTAB a expliqué tout au long de son rapport du 9 juin 2010 que l'architecture NAVISTA n'était pas adaptée à la Profession d'Avocat, qu'il s'agisse des gros moyens ou petits cabinets ( pour ces derniers, un avantage pour une toute petite partie d'entre eux qui réunit certaines conditions particulières d'organisation informatique ).

Les Avocats de Marseille ne voient pas pourquoi ils seraient contraint d'utiliser une architecture obsolète et propriétaire (spécifique à ce fabricant)  -serait-elle  proposée par le Conseil National des Barreaux, dont les compétences en matière informatique et en travail temporaire ne sont plus à démontrer- alors que sa sécurité n'est pas démontrée. C'est un peu comme si le CNB imposait à chaque Avocat de conduitre un véhicule qui n'aurait pas subi ni le contrôle des mines, ni le contrôle technique périodique.

Rappelons que l'Expert HATTAB explique dans son rapport du 9 juin 2010 que le "boitier NAVISTA" n'est pas certifié au regard de sa sécurité. 

L'Expert note également que le protocole de cryptage - maison - n'est pas non plus certifié par un organisme extérieur et indépendant : ce qui veut dire que rien ne permet de dire que la sécurité des échanges, leur confidentialité, est assurée. Sauf par NAVISTA qui procède par affirmation mais ne démontre rien.

Enfin, pour couronner le tout, l'organisation physique de la Société NAVISTA ( sécurité entourant les bâtiments abritant les données confidentielles échangées, le personnel affecté au Centre de Contrôle (?!), la sécurité conte les attaques à main armée, les attentats, les sabotages, le sectionnements des cables, les coupures d'electricité..... ) n'est pas certifiée comme il le faudrait pour une Société qui voit passer, au travers de ses ordinateurs, autant de dossiers confidentiels voire ultra-confidentiels.

Les Avocats de Marseille ne voient pas pourquoi ils seraient privés d'utiliser leurs smartphones et autres i-Pad pour recevoir les informations du Tribunal voire d'autres Confrères. L'Expert HATTAB explique, dans son rapport du 9 juin 2010, que dans la mesure où le protocole de cryptage utilisé par NAVISTA n'est pas un protocole classique du marché mais "propriétaire", il s'ensuit que les Avocats de Province ne pourront jamais récupérer les informations de la plateforme "e-Barreau" sur leur Blackberry, Nokia, i-phone ou i-Pad au motif que les Sociétés Blackberry (SYM), Nokia ou Apple  (mais aussi Samsung, et toutes les autres, y compris les nouvelles Tablet PC ...) ne développeront jamais des applications spécifiques pour....NAVISTA.

Alors que les Avocats parisiens, qui n'utilisent pas le protocole NAVISTA mais un protocole classique du marché concurrentiel parfaitement sécurisé reconnu fiable et sécurisé par l'Expert HATTAB et la Chancellerie elle-même, pourront recevoir, eux, les avis du Greffe ou les délibérés  (par exemple) sur leur smartphone !

Voilà donc dans une même Profession, l'Homme des Cavernes et l'Homo Informaticus.... Un grand Bravo à leurs deux géniteurs...!

Les Avocats de Marseille ne voient pas pourquoi ils seraient tenu de respecter une Convention qu'ils n'ont pas signée et qui est contraire à leur intérets. Un ancien Bâtonnier disait, sur son blog, que la Profession était difficilement gouvernable.... Il a raison !    Mais il faut traduire....

La Profession d'Avocat a trop souvent le nez dans le guidon mais celà ne l'empèche pas de réfléchir.

Elle est capable de se rendre compte que les décisions prises par le Conseil National des Barreaux - institution curieusement élue et bien loin des préoccupations quotidiennes des Avocats- ne sont pas les bonnes. A l'évidence et l'Expert HATTAB vient le confirmer sur 66 pages ! Et il s'y connait l'Expert HATTTAB.....

La Profession a un capacité de rebellion : elle en a les moyens intellectuels, même si elle ne les utilise que rarement, ce que je regrette personnellement.

Mais son avenir passe par l'informatique : elle le sait.

Les Avocats de Marseille ne veulent donc pas de l'architecture proposée par le Conseil National des Barreaux par ce qu'elle n'est pas adaptée à leurs besoins.

Les Avocats de Marseille veulent bénéficier d'une dérogation aussi anticonstitutionnelle que celle du Barreau de Paris. C'est leur droit, non ?

La Convention du 16 Juin 2010 devra impérativement faire l'objet d'un avenant, condition sine qua non à la poursuite de la communication électronique avec les Juridications.

Après tout, le Barreau de Marseille n'a pas signé la Convention du 16 Juin 2010 et le Conseil National des Barreaux n'a aucun pouvoir d'engager le Barreau de Marseille auprès de la Chancellerie : le Conseil National des Barreaux n'a finalement signé que pour lui même.... et l'Association CNB.COM ne saurait a fortiori avoir engagé la Profession toute entière dans un processus d'exclusivité consenti à NAVISTA. Il ne saurait avoir engagé quelque Barreau que ce soit : il n'est qu'un interlocuteur privilégié de la Chancellerie, pas le mandataire des 182 Barreaux au point de pour pouvoir signer en leurs lieu et place, court-circuitant ainsi tous les Conseils de l'Ordre...

A défaut et pour ne pas obérer leur avenir professionnel, les Avocats de Marseille n'auront pas d'autre solution que d'en revenir à la procédure "tout papier" qui sera alors la meilleure garantie d'égalité et d'efficacité entre les Confrères et les Justiciables.

A bon entendeur....

Voilà ce que je dirai à nos deux Ministres....si j'étais Bâtonnier !

Sauf évidemment si l'offre récente du Barreau de Paris de mettre confraternellement à la disposition de la France entière son architecture -et ainsi faire un cadeau à la Profession de 11.000.000 €- était finalement acceptée par le Conseil National des Barreaux, réalisant enfin sa particulière maladresse politique. C'est que nous sommes en période de crise, chaque Avocat la cotoie dans chaque acte de sa vie quotidienne  !   Mais le CNB ne serait pas concerné ?  Ca alors !  Si c'est le cas, des mesures s'imposent....

Mais rêvons un peu : pendant l'été, les trois Mousquetaires, avec le quatrième, se sont finalement mis d'accord pour créer une architecture alternative à la solution NAVISTA, fondée sur celle du Barreau de Paris améliorée par les astuces techniques marseillaises, et la proposeront dès le premier Septembre 2010 pour le coût mensuel de 2 € ( voyez un petit bénéfice au passage...). 

Les Avocats volontaires ou englués dans un contrat de location avec Navista pouvant en conserver le "bénéfice", attendant patiemment l'échéance à l'issue de laquelle ils se libèreront de leurs chaines, sauf à invoquer les récents commandements du Sieur CHATEL ( pour 12 mois maximum tu contracteras ). 

Cette solution alternative gérée, pour le compte et sous le contrôle du CNB, par les Services techniques de l'Union Nationale des CARPA.

Si ce rève se réalisait, que pourrai-je alors dire à nos Ministres ?

mardi 3 août 2010

RPVA : le délibéré est bien prévu pour le Lundi 9 Aout 2010 à 14h

 
Pas de vacances pour les Magistrats....

Le référé contre Navista ( voir ICI ), plaidé en Juillet dernier, sera rendu lundi prochain, 9 Aout 2010.

Le suspense est grand : laissera-ton Navista faire la Loi,  là où le Conseil National des Barreaux, si prompt à soutenir que la solution nomade et mutualisée conçue par Marseille n'était pas aussi sécurisée (ce qui s'est révélé après expertise parfaitement faux !) n'a plus aucun avis sur la question préférant laisser son prestataire informaticien parler en ses lieu et place ?

Que NAVISTA puisse interrompre la communication électronique avec les Tribunaux de Grande Instance pour 25.000 Avocats de province, pendant que les Avocats parisiens continueront à travailler normalement, est une question politique fondamentale qui intéresse tous les Ordres....et tous les Barreaux !

Que le Conseil National des Barreaux se décharge sur un prestataire informatique est une attitude profondément choquante....

Que le Conseil National des Barreaux prétende ne pas pouvoir délivrer les clefs d'authentification dans des délais rapides, sans penser à embaucher un (ou deux) opérateur-saisie auprès d'une société d'intérim, est très inquiétant !  Il aura fallu que l'Union Nationale des CARPA, qui n'a aucune vocation à faire de la saisie informatique, lui rappelle l'existence du travail temporaire... Quel gâchis !  Quel manque de clairvoyance !   Quel déni de réalité !

Mais? en fait, la question n'est pas de délivrer les clefs d'authentification .... Personne n'en veut dans les conditions actuelles.

Il faut que la Profession se dôte d'un système simple, ergonomique et peu onéreux pour régler sa communication électronique avec le Ministère de la Justice.

Ce n'est pas le cas du "boitier Navista" qui est très cher, peu ergonomique, inadapté à la plupart des cabinets d'avocat ( pas les gros cabinets, pas les moyens, seulement quelques uns des petits cabinets  ) : relisons sur ces points le rapport de Nathan HATTAB, édifiant à plus d'un titre.

D'ailleurs, l'architecture NAVISTA est actuellement la moins sécurisée des trois solutions existant actuellement en France : c'est un peu fort quand même....! 

Et on voudrait nous l'imposer par convention ?  Qui est d'accord pour utiliser un système très cher, peu ergnomique et moins sécurisé que celui qui se trouve dans le magasin d'à coté ?  Evidemment personne...

Le Conseil National des Barreaux n'a aucune compétence ni  légitimité en matière informatique....

A la fois parce qu'il a fait ses preuves (d'incompétence) mais aussi parce que la matière ressortit de la compétence des Ordres ( article 18 de la loi du 31 Décembre 1971 ).

La meilleure preuve est qu'il n'est même pas intervenu dans la procédure de référé contre NAVISTA...

Il est ainsi à craindre que la rentrée sera chaude....

La pétition qui circule en ligne ICI est toujours d'actualité : signez !

Par ailleurs, et si tous les Ordres dénoncaient leur convention locale puisque l'architecture NAVISTA, sûre en théorie, n'est pas du tout sécurisée en pratique ?

Comment un Bâtonnier peut-il inciter ses Confrères à s'abonner à un système obsolète qui n'est pas sécurisé ?  Quelle responsabilité il prendrait face à l'Histoire ? 

Quelques Ministres de la République, des Présidents de la République n'ont-ils pas été rattrapés par la Justice bien des années après ?

Et qu'en est-il du "principe de précaution" qui doit prévaloir ? Veut-on que des "hackers" puissent avoir accès à des informations confidentielles sur les dossiers gérés par les Avocats de province ?

A compter du dépôt du rapport HATTAB (9 juin 2010), aucun Bâtonnier, aucun Avocat ne peut plus se retrancher derrière son ignorance.....A bon entendeur....!

Pour toutes ces raisons, il ne peut pas être envisagé que la Société NAVISTA ne soit pas condamnée à rétablir la connexion marseillaise au RPVA.

Il ne peut pas non plus être envisagé que la Conférence des Batonniers -sans laquelle le rapport HATTAB ne serait pas intervenu - demeurer plus longtemps dans l'ombre du Conseil National des Barreaux et approuver la poursuite du déploiement des boitiers Navista dont elle sait qu'ils sont chers et inadaptés. La pirouette consistant à inviter le CNB à suivre les quelques recommandations de bon sens de l'Expert ne trompera personne : c'est le rapport HATTAB dans sa globalité qu'il faut envisager !

Analyser le rapport par le petit bout de la lorgnette n'est pas digne de la Conférence des Bâtonniers . Sa responsabilité est grande et j'entends encore le Président PUCHELON déclarer (dans le journal Actuel Avocat ) qu'il entendait se positionner comme un "homme fort" de la Profession. Obtenir la désignation d'un Expert au contradictoire de toutes les parties était un très bon début.

Qu'en est-il aujourd'hui ?  L'Homme fort a-t-il fait "long feu" ?

Et l'on s'étonnera que le Barreau de METZ quitte, avec fracas, la Conférence des Bâtonniers. 

Manifestement, il y a un malaise général dans cette Profession....

Veillons, dans le cadre des discussions à venir sur la Gouvernance de la Profession, que les Ordres locaux ne soient pas "dépossédés" de leur compétence informatique comme celà est déjà prévu.

 Le Principe de Peter, vous connaissez ?

Dans une hiérarchie, toute personne à une propension à occuper un poste supérieur, dans lequel elle est moins compétente que dans le poste qu'il occupait précédemment.

La conséquence en est qu'avec le temps, tout poste sera, finalement, occupé par une personne incapable d’en assumer la responsabilité.

De toute éternité....malheureusement.

vendredi 30 juillet 2010

QPC GARDE A VUE : Décision du Conseil Constitutionnel du 30 Juillet 2010

 
Extraits de la décision que vous trouverez complète ICI :


27. Considérant cependant, d'une part, qu'en vertu des articles 63 et 77 du code de procédure pénale, toute personne suspectée d'avoir commis une infraction peut être placée en garde à vue par un officier de police judiciaire pendant une durée de vingt-quatre heures quelle que soit la gravité des faits qui motivent une telle mesure ;

que toute garde à vue peut faire l'objet d'une prolongation de vingt-quatre heures sans que cette faculté soit réservée à des infractions présentant une certaine gravité ;

28. Considérant, d'autre part, que les dispositions combinées des articles 62 et 63 du même code autorisent l'interrogatoire d'une personne gardée à vue ; que son article 63-4 ne permet pas à la personne ainsi interrogée, alors qu'elle est retenue contre sa volonté, de bénéficier de l'assistance effective d'un avocat ; qu'une telle restriction aux droits de la défense est imposée de façon générale, sans considération des circonstances particulières susceptibles de la justifier, pour rassembler ou conserver les preuves ou assurer la protection des personnes ; qu'au demeurant, la personne gardée à vue ne reçoit pas la notification de son droit de garder le silence ;

29. Considérant que, dans ces conditions, les articles 62, 63, 63-1, 63-4, alinéas 1er à 6, et 77 du code de procédure pénale n'instituent pas les garanties appropriées à l'utilisation qui est faite de la garde à vue compte tenu des évolutions précédemment rappelées ; qu'ainsi, la conciliation entre, d'une part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties ne peut plus être regardée comme équilibrée ;

que, par suite, ces dispositions méconnaissent les articles 9 et 16 de la Déclaration de 1789 et doivent être déclarées contraires à la Constitution ;


SUR LES EFFETS DE LA DÉCLARATION D'INCONSTITUTION-NALITÉ :

30. Considérant, d'une part, que le Conseil constitutionnel ne dispose pas d'un pouvoir général d'appréciation de même nature que celui du Parlement ; qu'il ne lui appartient pas d'indiquer les modifications des règles de procédure pénale qui doivent être choisies pour qu'il soit remédié à l'inconstitutionnalité constatée ; que, d'autre part, si, en principe, une déclaration d'inconstitutionnalité doit bénéficier à la partie qui a présenté la question prioritaire de constitutionnalité, l'abrogation immédiate des dispositions contestées méconnaîtrait les objectifs de prévention des atteintes à l'ordre public et de recherche des auteurs d'infractions et entraînerait des conséquences manifestement excessives ; qu'il y a lieu, dès lors, de reporter au 1er juillet 2011 la date de cette abrogation afin de permettre au législateur de remédier à cette inconstitutionnalité ; que les mesures prises avant cette date en application des dispositions déclarées contraires à la Constitution ne peuvent être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité,




DÉCIDE :

Article 1er.- Les articles 62, 63, 63-1 et 77 du code de procédure pénale et les alinéas 1er à 6 de son article 63-4 sont contraires à la Constitution.

Article 2.- La déclaration d'inconstitutionnalité de l'article 1er prend effet le 1er juillet 2011 dans les conditions fixées au considérant 30.



Article 3.- Il n'y a pas lieu, pour le Conseil constitutionnel, de statuer sur l'article 706-73 du code de procédure pénale et le septième alinéa de son article 63-4.

Article 4.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l'article 23-11 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 29 juillet 2010, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Jacques BARROT, Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.



Le Législateur va devoir (de vacance) revoir sa copie....

La question est que si l'Avocat doit intervenir dès la première heure lors de la mise en garde à vue, la Profession va devoir s'organiser, et vite....

Mais c'est une excellente nouvelle pour le Justiciable.

Cette décision fera date, indiscutablement.

lundi 26 juillet 2010

Des Lauriers pour...Laure !

 
Le billet le plus hilarant de la semaine est ICI.

Voilà comment les jugements étaient, naguère, particulièrement motivés. Les clients comprenaient pourquoi ils gagnaient ou ils perdaient : parfois même un peu trop.....

A comparer avec ceux d'aujourd'hui...

Quel délice ! 

Extraits :

Attendu que la dame M. base sa demande en séparation de corps sur le grief unique que son mari n'aurait pas consommé le mariage après plus de deux ans de vie conjugale et qu'il n'aurait toujours eu, avec elle, que des rapports intimes insuffisants ou mieux insuffisamment vigoureux, rigides et fonciers.

et encore :

Attendu que la femme M. a très bien pu se faire, avant le mariage, une idée trop grande trop belle et trop longues des jouissances sexuelles.

Qu'elle a très bien pu se méprendre sur les possibilités génésiques des hommes en général, et s'étonner de voir chez son mari des élans sitôt calmés, des désirs si vite apaisés ou des besoins peut être trop lents à revenir (ce qui peut être le cas de bien d'autres).

Que ces constatations désabusées de la femme M. ont pu, de très bonne foi lui faire considérer l'inaction et le calme de son mari comme une injure grave à son égard et lui faire croire qu'elle était en droit de s'en plaindre et bien fondée à s'en servir pour faire aboutir sa demande....

Je vous invite à lire le jugement dans son intégralité.... 

Que n'y a-t-il que des jugements de cet acabit !
 

dimanche 25 juillet 2010

MARSEILLE....

 
 
Quelques photographies de Marseille....










 
 



En vacances...?


Puisque vous êtes en vacances, les doigts de pieds en éventail, avec rien d'autre à faire que de lire mon blog ;-) , vous avez donc largement le temps de......



...................... SIGNER LA PETITION ! .........................



Pour ce faire, dans la colonne à gauche en lisant ce billet , vous avez un logo "Je suis contre le boitier NAVISTA" : vous cliquez dessus et...vous êtes sur le site qui vous permet de signer la pétition en ligne.

Déjà 218 signatures malgré les vacances.... Il en faut 500 avant la fin de l'été.

C'est une question de "vie ou de mort" professionnelle.

Merci d'avance.

mardi 20 juillet 2010

DISTRIBUTION : Ordonnance du 19 juillet 2010 sollicitant un avis auprès de la Cour de Cassation

 

Comme annoncé, après avoir formulé des observations ici, le Juge de l'Exécution vient de rendre sa décision sollicitant l'avis de la Cour de Cassation.

La décision peut être consultée ici.

La premiere question -qui n'est pas ici posée par le Juge, ce que nous sommes nombreux à regretter- est d'abord de savoir si l'homologation du projet de distribution, non contesté par les parties, peut faire l'objet d'un refus d'homologation de la part du Juge.

L'article 117 al 2 du décret du 27 juillet 2006 s'exprime ainsi :

Le juge de l'exécution confère force exécutoire au projet de distribution, après avoir vérifié que tous les créanciers parties à la procédure et le débiteur ont été en mesure de faire valoir leurs contestations ou réclamations dans le délai prévu à l'article 116.


Ce texte semble donc indiquer que le Juge ne serait concerné que par la régularité des notifications, pas du contenu du projet, et ne pourrait donc pas refuser d'homologuer ce qui est convenu entre les parties et qui a fait l'objet d'une notification régulière.

Le Juge de l'Exécution de Marseille est d'un avis différent, ce qui explique pourquoi il n'a pas posé la question.
Dans sa décision, le Juge de l'Exécution pose une question principale et une question subsidiaire :

1.- d'abord, l'Avocat rédacteur du projet de distribution du prix d'adjudication qui facture des honoraires à l'ensemble des parties pour lesquelles il a réfléchi, rédigé et accompli divers actes de procédure, est-il un créancier privilégié au sens de l'article 110 du décrét ( frais de distribution) ou bien de l'article 2375 c.civ visé par l'article 2214 c.civ ( frais de justice en général ) ?

La question est ainsi posée :

Dans une procédure amiable de distribution du prix d'un immeuble ayant fait l'objet d'une saisie immobilière, les honoraires de I'avocat du créancier poursuivant ayant élaboré le projet de distribution du prix, distincts des émoluments, peuvent-ils être considérés comme étant une créance pouvant être prélevée sur le prix de vente conformément à I'article 2214 du code civil (et par renvoi, conformément à l'article 2375 du code civil ainsi qu'en application de I'article 110 du décret n'2006-935 du 27 juillet
2006) ?


2.- Ensuite, si la réponse de la Cour de Cassation est affirmative, le Juge de l'Exécution pose la question subsidiaire de savoir comment il pourra apprécier si leur montant est ou non justifié, étant précisé que, par principe, les honoraires d'un Avocat sont libres.

Il faut rappeler que la rédaction d'un projet de distribution du prix d'une adjudication sera différente d'un dossier à l'autre, souvent en fonction du nombre des créanciers répondant aux conditions de l'article 2214 c.civ, et parfois même en fonction de la manière dont chaque créancier a inscrit la surêté le concernant. Il n'est pas erroné d'affirmer qu'un projet de distribution, aussi simple qu'il soit, requiert au moins quatre à cinq heures d'un travail très technique (connaissance approfondie du droit des surêtés et privilèges); qu'il n'est pas rare qu'un avocat travaille une dizaine d'heures, voire plus, sur un dossier un peu plus compliqué.

En résumé, aucun projet ne ressemble à un autre et il n'existe pas -fort heureusement- de formulaire qu'il suffirait de remplir.

La question subsidiaire s'exprime donc ainsi :

En cas de réponse affirmative, quel est le pouvoir d'appréciation du juge de l'exécution quant au montant des honoraires sollicités dans le projet soumis à son homologation ?

 Cette question se heurte selon moi aux dispositions législatives qui prévoient qu'en cas de contestation relative aux honoraires d'un Avocat, seul le Bâtonnier dispose de la connaissance des sujétions imposées aux Avocats dans la gestion de leur cabinet, des charges inhérentes à l'exercice quotidien du métier mais aussi de la notoriété de l'Avocat concerné qui influe nécessairement sur le montant des honoraires réclamés. Seul le Bâtonnier dispose encore de cette vision globale qui permet de savoir quelles sont les difficultés qui peuvent être rencontrées par l'Avocat dans le traitement d'un dossier très techniques, vision globale que le Magistrat ne peut pas avoir, quelles que soient ses compétences ou sa bonne volonté. 

La Cour de Cassation dispose d'un délai de 3 mois....à compter de la réception du dossier ( art 1031-3 CPC ) pour faire connaitre son avis sur les deux questions posées.

Espérons qu'elle le recevra très vite.

A suivre donc...
 
 

vendredi 16 juillet 2010

La CEDH condamne la France pour violation de l'article 10 de la Convention ( affaire Roland DUMAS )

 
Dans l'affaire Roland DUMAS, la France vient d'être condamnée par la CDEH par décison du 15 Juillet 2010.

Cette décision mérite amplement une lecture complète....

Rappelons que la convention Européenne des Droits de l'Homme dispose en son article 10 :

« 1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques (...)

2. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique (...) à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, (...) ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire. »

Les motifs de cette condamnation ressortent pour l'essentiel ici :

Eu égard à ce qui précède, et compte tenu en particulier de la confusion entretenue par les juridictions nationales entre, d’une part, l’incident d’audience du 31 janvier 2001 qui n’a pas fait l’objet de poursuite et, d’autre part, sa narration dans un livre publié deux ans plus tard à la suite de la relaxe du requérant, les motifs avancés à l’appui de sa condamnation ne suffisent pas pour convaincre la Cour que l’ingérence dans l’exercice du droit de l’intéressé à la liberté d’expression était « nécessaire » dans une société démocratique.


Il n'est manifestement pas possible de s'exprimer librement en France ?    Qui l'eut crû.....

jeudi 15 juillet 2010

RPVA : le CNB, personne publique, pouvait-il se porter fort pour CNB.COM, association de droit privé ?

   
Mes connaissances en droit administratif sont limitées, je sais.... Mais voilà une convention de porte fort qui m'interpelle... 

Article 1120 du code civil
Néanmoins, on peut se porter fort pour un tiers, en promettant le fait de celui-ci ; sauf l'indemnité contre celui qui s'est porté fort ou qui a promis de faire ratifier, si le tiers refuse de tenir l'engagement.

J'en déduis naïvement que le CNB a promis à NAVISTA que CNB.COM remplirait ses obligations, notamment d'exclusivité....

Mais pourquoi, saperlipopette, ne s'est-il pas engagé dirctement auprès de NAVISTA ? Quel est cet écran de fumée ? L'objet du contrat NAVISTA entre-t-il bien dans la mission du Conseil National des Barreaux ?

Alors je continue de lire...

Je ne vois nulle part la possibilité de se porter-fort pour une association de droit privé, a fortiori en matière informatique, alors que la matière est dévolue aux Ordres :

Article 18 de la loi du 31 Décembre 1971
Les ordres des avocats mettent en oeuvre, par délibération conjointe et dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires, les moyens appropriés pour régler les problèmes d'intérêt commun, tels : l'informatique, la formation professionnelle, la représentation de la profession, le régime de la garantie.


Article 21-1 de la loi du 31 Décembre 1971
Le Conseil national des barreaux, établissement d'utilité publique doté de la personnalité morale, est chargé de représenter la profession d'avocat notamment auprès des pouvoirs publics. Dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, le Conseil national des barreaux unifie par voie de dispositions générales les règles et usages de la profession d'avocat.
Le Conseil national des barreaux est, en outre, chargé de définir les principes d'organisation de la formation et d'en harmoniser les programmes. Il coordonne et contrôle les actions de formation des centres régionaux de formation professionnelle et exerce en matière de financement de la formation professionnelle les attributions qui lui sont dévolues à l'article 14-1. Il détermine les conditions générales d'obtention des mentions de spécialisation.
Il est en outre chargé d'arrêter la liste des personnes susceptibles de bénéficier de la directive 2005 / 36 / CE du 7 septembre 2005 précitée et celle des candidats admis à subir les épreuves de l'examen de contrôle des connaissances prévu au dernier alinéa de l'article 11.
Lorsque le Conseil national des barreaux siège en matière de formation professionnelle, des magistrats et des membres de l'enseignement supérieur lui sont adjoints.
Le Conseil national des barreaux peut, dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat, assister le conseil de l'ordre dans l'exercice de sa mission définie au 13° de l'article 17.


Article 2 du Règlement intérieur du CNB:
Le Conseil national est régi par les dispositions de la loi et du décret, ainsi que par celles du présent règlement intérieur.


Article 3 du Règlement intérieur du CNB :
Le Conseil national est un établissement d'utilité publique doté de la personnalité morale.


Article 6 du Règlement intérieur du CNB :
La mission du Conseil national, chargé de représenter la profession d'avocat notamment auprès des pouvoirs publics, est :

  • d'unifier par voie de dispositions générales les règles et usages de la profession d'avocat ;
  • de définir les principes d'organisation de la formation et d'en harmoniser les programmes ;

  • de définir les modalités selon lesquelles la formation continue s'accomplit ;

  • de coordonner et contrôler les actions de formation des centres régionaux de formation professionnelle ;

  • de proposer le siège et le ressort de chaque centre régional de formation professionnelle, de promouvoir le regroupement des centres après concertation avec ces derniers ;

  • de déterminer les conditions générales d'obtention des mentions de spécialisation, et d'en proposer la liste

  • de fixer, percevoir et répartir entre les centres régionaux de formation professionnelle d'avocats la contribution professionnelle prévue en matière de financement de la formation professionnelle par l'article 14-1 de la loi du 31 décembre 1971 précitée ; de percevoir et répartir la contribution de l'Etat

  • d'arrêter la liste des avocats de barreaux étrangers susceptibles de s'inscrire dans un barreau français ;

  • de promouvoir par tous moyens la profession et l'image de l'avocat, de développer la communication institutionnelle ;

  • d'informer les avocats sur les activités du Conseil national;

Dans le cadre de cette mission, le Conseil national détermine ses orientations en assemblée générale. Il propose aux pouvoirs publics toutes évolutions qui lui paraissent utiles ou nécessaires.

Finalement : est-il vraiment nécessaire d'être un spécialiste en droit administratif pour se faire une opinion ?

Vos commentaires sont comme toujours les bienvenus. 
 

RPVA : Le boitier Navista et la suppression des Avoués repoussée

 
 
Voilà un intéressant article de deux Consoeurs du Val d'OIse qui posent les bonnes questions.

A lire donc....
 
 

mercredi 14 juillet 2010

DISTRIBUTION DE PRIX : rétribution de l'Avocat rédacteur du projet de distribution

 
Dans un précédent billet,  je vous informais que le Juge de l'Exécution de Marseille envisageait de saisir  pour avis la Cour de Cassation sur une question inédite : l'Avocat qui établit l'état de distribution des sommes issues d'une vente aux enchères publiques peut-il prétendre être payé, sur les sommes en distribution, par toutes les parties auxquelles son travail profiteou bien doit-il être payé par le créancier poursuivant qui l'a saisi pour réaliser la vente aux enchères ?

Les parties devaient faire leurs "observations" avant le 15 Juillet 2010.

Vous trouverez le texte de mes observations qui tendent à démontrer que l'Avocat rédacteur du projet de distribution du prix d'adjudication :

  • non seulement doit être rémunéré pour le travail que la Loi lui demande de réaliser dans l'intéret de toutes les parties à la procédure ( créanciers de l'article 2214 c.civ et même le débiteur saisi ),
  • mais que sa rétribution doit évidemment être prélévée sur les sommes à distribuer, et par priorité.
Le Conseil National des Barreaux est intervenu volontairement à ma demande expresse, et il a formulé des observations.

Egalement volontairement, la Confédération Nationale des Avocats -observations ici-, est intervenue pour soutenir mon argumentation.

BNP PARIBAS, créancier inscrit, a formulé des observations ici pour soutenir le contraire;  et même pour contester la régularité des cahiers-type des conditions de vente.

L'analyse complète globale fera l'objet d'un autre billet.

Le Juge de l'Exécution rendra ensuite sa décision qui sera transmise à la Cour de Cassation avec l'entier dossier.

La Cour de Cassation aura alors trois mois pour rendre son avis.

lundi 12 juillet 2010

Les vacations judiciaires.....

 
Ca y est !  Les vacations, c'est à dire les vacances en language judiciaire, sont là.

Les Avocats transpirent pour boucler les derniers dossiers en retard....

Les Magistrats rédigent les décisions de justice un peu difficiles gardées sous le coude, par prorogation de délibéré.

Les Greffiers mettent une dernière main aux statistiques de l'année.

Les Huissiers finissent d'expulser avec les fortes chaleurs.

Bref, tout le monde est en vacance, sauf.....

Curieusement, le Président du Conseil National des Barreaux rend visite aux Avocats niçois, aujourd'hui même, pour leur expliquer que le "boitier Navista" est une merveille de la technique et qu'ils seraient bien inspirés de s'abonner avant le 31 Décembre 2010.

Sauf meilleur avis, il me semble que le président du Conseil National des Barreaux serait bien inspiré de prendre quelques jours de repos, au lieu de soutenir l'insoutenable. Le Bâtonnier de Nice a déjà tenté la manoeuvre mais sans succès.

A moins bien sûr que le Barreau de Nice soit en train de basculer...du mauvais coté.

Auquel cas, il s'agirait d'une manoeuvre d'un désepéré.

Pourvu que l'inspiration lui vienne...! 

Et plouf, tout baigne. 

dimanche 11 juillet 2010

La gouvernance de la profession (1)

 
 
Nos gouvernants s'interrogent non pas sur leur manière de gouverner mais sur la manière dont ils seront désormais élus. Ils en ont fait un énorme rapport.

C'est bien dommage....

Si on prend l'exemple de la communication électronique, elle a mis en lumière de graves dysfonctionnements sur la manière dont les décisions sont prises. 

On se demande par exemple comment des juristes, élus au plus haut niveau de la Profession, ont pu choisir un prestataire -serait-il de confiance !- sans procéder à un appel d'offres.

Et il n'y en a pas eu pour le choix de la Société NAVISTA. Pas plus, semble-t-il pour la société qui fournit les clefs d'authentification. 

On ne répètera jamais assez que l'Assemblée Générale de 2004.......
 
 

vendredi 9 juillet 2010

RENTREE SOLENNELLE 2010..............photos

Voici quelques souvenirs de cette magnifique cérémonie....
 
 
 




VIE PROFESSIONNELLE : rappels

 
 

Loi n°71-1130 du 31 décembre 1971
portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques


Article 17

Le conseil de l'ordre a pour attribution de traiter toutes questions intéressant l'exercice de la profession et de veiller à l'observation des devoirs des avocats ainsi qu'à la protection de leurs droits. ..............


Article 18



Les ordres des avocats mettent en oeuvre, par délibération conjointe et dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires, les moyens appropriés pour régler les problèmes d'intérêt commun, tels : l'informatique, la formation professionnelle, la représentation de la profession, le régime de la garantie.


Article 21
Chaque barreau est doté de la personnalité civile.

Le bâtonnier représente le barreau dans tous les actes de la vie civile. Il prévient ou concilie les différends d'ordre professionnel entre les membres du barreau et instruit toute réclamation formulée par les tiers.


O-O-O-O-


Ces rappels étant faits, j'en profite pour passer un amical bonjour à mes amis niçois, dont chacun apprécie comme il se doit les "pan bagna", lesquels font saliver la France entière....
 
 

mardi 6 juillet 2010

RPVA : les rumeurs sont...

 
....fausses, comme d'habitudes. Lesquelles me direz vous ?  Et vous auriez raison de poser la question.

Il se dirait, ici ou là, que Marseille aurait perdu son second référé : comment celà se pourrrait-il puisque le délibéré est fixé au 3 Aout ?  On voudraient donc faire croire que le délibéré serait déjà connu de certains....?  Qui peut raisonnablement le croire ?

Il se dirait aussi que le Barreau de Paris accepterait d'intégrer le RPVA. Ce n'est pas là une rumeur puisque Paris est totalement intégré au RPVA puisque les Avocats parisiens comuniquent normalement avec leur TGI.

C'est le boitier Navista qu'ils ne veulent pas... Rien à voir !  Mais on continue de procéder par amalgame.

Bref, toutes ces allégations ne sont que balivernes, fariboles, sornettes destinées à instaurer un écran de fumée qui ne peut tromper que ceux qui le veulent bien. 

Ce qui est détestable, comme une manière de toucher le fond, c'est lorsque la raison montre, comme une évidence, d'où peuvent provenir ces flots de mensonges. Depuis des mois....

C'est une réprésentation mentale qui m'insupporte . Vraiment !